Petite chronique décalée à destination des jeunes lecteurs tricoteurs

Bien le bonjour jeunes lectrices et jeunes lecteurs de la bibliothèque ! (et toute autre âme curieuse s’aventurant sur notre fourmillant blog)

Un titre original tricoté, comme vous pouvez le constater, à l’aide d’une pelote de laine bicolore et de deux aiguilles fluo. Voilà qui est pour le moins intrigant et qui a de quoi surprendre ! 

Quelques petits détails en préambule sur la conception de ce roman : l’auteur, Thomas Gerbeaux, et l’illustratrice, Pauline Kerleroux, se sont associés et ont laissé vagabonder leur imagination afin de vous offrir L’incroyable histoire du mouton qui sauva une école, éditée chez La Joie de lire. Histoire pleine d’humour, de poésie, de piquant, de couleurs… Et d’autant plus incroyable qu’elle est tirée d’un fait réel !

Laissez-moi juste quelques instants le temps d’attraper mes propres aiguilles, de me poser confortablement sur ma méridienne et de vous tricoter les premières mailles de cette surprenante histoire. Merci d’être indulgents, je suis novice dans la pratique de cet art subtil. C’est bon, tout est en place. Bien. Aussi, commençons si vous êtes d’accord par le commencement :

Moutons, villageois et éléments de la nature cohabitent en bonne entente sur la singulière île aux moutons. Île qui se prénomme ainsi car elle comporte plus de créatures laineuses que d’êtres humains ! La petite Jeanne vit avec son père, vétérimaire de Moutonville, l’unique village de l’île. Béliers et brebis bêlent à foison. Et la minuscule école vient d’être fraîchement repeinte en cette fin de vacances par Melle Badaoet, l’institutrice, afin d’y accueillir sous peu les vingt-neuf enfants.

Voilà, le décor est planté. Pour le mot « vétérimaire », vous pourrez toujours jeter un coup d’oeil dans le livre pour découvrir sa signification. Je ne vais tout de même pas tout vous dévoiler ici !

Aïe ! Je viens de me faire une éraflure ! Quelle maladroite je suis ! Décidément, le maniement des aiguilles n’est pas mon fort… Et j’ai fait une erreur sur mon dernier rang par-dessus le marché. Misère !

Tiens, c’est à ce moment précis que les embûches commencent également pour Jeanne et ses acolytes. Tendez un peu plus l’oreille que je vous explique :

A quelques centaines de kilomètres de la paisible île se trame un plan machiavélique. Le ministre de l’Éducation nationale a décidé de fermer les classes de moins de trente élèves. Le désespoir s’abat alors sur les habitants de l’île lorsqu’ils apprennent cette sinistre nouvelle. Cependant, une idée saugrenue ne tarde pas à faire son apparition dans la tête de Jeanne qui en parle aussitôt à son père : inscrire Vincent en tant que nouvel écolier. Oui, Vincent… le mouton de la famille !

La classe ayant ainsi son trentième élève, Melle Badaoet devrait pouvoir continuer, en toute quiétude, à enseigner aux écoliers de l’île. Et la géographie ne devrait plus avoir aucun secret pour le charmant bélier ! Mais le ministre ne compte pas se laisser berner aussi facilement et entend bien appliquer cette stricte loi…

Ouf ! J’ai réussi à rectifier mon erreur. Ce qui m’a permis de vous tricoter, après moult efforts, ce fameux résumé. Comme quoi, la persévérance a du bon. Tout comme nos charmants personnages, d’ailleurs, qui, je puis vous l’assurer, n’auront de cesse de faire preuve d’espièglerie et d’ingéniosité !

Alors… réussiront-ils malgré tout à sauver leur école ?

Ah oui, j’allais oublier ! Une dernière chose avant de vous quitter : emportez avec vous mes aiguilles, je vous les confie. Prenez-en soin, jeunes gens, elles vous seront peut-être utiles en cours de route lorsque vous arpenterez les pages de ce roman rocambolesque. Tricoter quelques pulls 100 % pure laine pourrait bien aider Jeanne et les habitants de l’île dans leurs péripéties. Et qui sait, peut-être changer le cours de leur histoire. Après tout, un célèbre proverbe ne dit-il pas que l’union fait la force ? Alors, à vos aiguilles !

Laineusement vôtre,

Enora

Un commentaire sur “Petite chronique décalée à destination des jeunes lecteurs tricoteurs

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  1. Merci Enora pour cette très jolie chronique décalée de ce roman incroyablement drôle et touchant, qui démontre avec beaucoup d’humour la force et la beauté de l’union ! J’avais également passé un très agréable moment en sa compagnie et je suis ravie qu’il ait retenu ton attention. Bravo !
    Karine

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