Les livres « fantômes » du mois de mars

Sortis au début de l’épidémie de covid-19, les livres édités en mars n’ont pas bénéficié de la couverture médiatique habituelle, pas d’émission, pas de présentation lors des salons littéraires de printemps. Tout juste imprimés, tout de suite confinés !

Je vous propose de découvrir quelques-uns de ces livres « fantômes » …

Débutons notre tour d’horizon avec la célèbre couverture rouge et noir des éditions Actes sud, un thriller sorti le 4 mars, d’Asa ERICSDOTTER au titre presque prémonitoire L’épidémie. Ce livre décrit la dérive totalitaire d’un gouvernement démocratique suédois mené par le Parti de la santé. Captivant  !

Les amateurs de suspens ne sont pas oubliés ! Barbara ABEL nous livre Et les vivants autour, chez Belfond tandis Hannelore CAYRE, autrice de La Daronne nous propose un nouveau roman noir : Richesse oblige, chez Métaillé. Si vous aimez les histoires de serial killers, vous pourrez lire SEO MI AE Bonne nuit maman, chez Matin calme, ou L’affaire Clara Miller, chez XO Editions d’ Olivier BAL cette nouvelle plume du polar français … Découvrez aussi Chez nous de Louise CANDLISH chez Sonatine, Les cicatrices de Claire FAVAN, chez Harper Collins, Orphelines de Franck BOUYSSE, chez Moissons noirs ou le dernier livre d’Hervé COMMERE Regarde, chez Fleuves éditions.

Il y a eu bien sûr la sortie des livres des « incontournables » Joël DICKERS, Agnès MARTIN-LUGAND, Aurèlie VALOGNES, Michael CONNELY, Leila SLIMANI ou aussi John GRISHAM, Michel BUSSI …

D’autres sont poursuivis par la malchance ! Si Michel MOUTOT a publié son dernier livre L’America, le 5 mars chez Seuil, son premier livre Ciel d’acier était paru le jour des attentats contre Charlie Hebdo … Soutenons-le !

Le dernier livre de Corinne ATLAS, Les riverains, chez Herodios, se passe autour de la vie des habitants d’un immeuble, d’un quartier de Paris, qui était populaire et qui se renouvelle, et nous sommes le 13 novembre 2015 … L’ancrage sur un territoire, un quartier est un sujet également présent dans les romans de Rebecca LIGHIERI Il est des hommes qui se perdront toujours, chez P.O.L qui se déroule dans les quartiers nord de Marseille dans les années 1980-2000, et de Pierre CHOPINAUD avec son premier roman Enfant de perdition, chez P.O.L, situé dans la vallée du Rhone. Jean ROUAUD L’avenir des simples, chez Grasset nous livre un très riche ouvrage sur la société.

Stéphanie HOCHET Pacifique, chez Rivages, Scholastique MUKASONGA Kibogo est monté au ciel, chez Gallimard et aussi Patricia REZNIKOV, Amrita, chez Flammarion, écrivent de belles pages d’histoire : la fin de la Seconde Guerre mondiale du coté d’un kamikaze, la colonisation et l’évangélisation du Rwanda, l’histoire d’une femme artiste, libre en Inde : Amrita Sher Hil, à découvrir ! Tandis que Cécile LADJALI dans La fille de personnes, chez Actes Sud mêle la recherche du père, Kafka et Sadegh Hedayat, alors que CLARO, lui, avec La maison indigène, chez Actes sud, part à la recherche de son grand-père et croise Camus, Le Corbusier, Jean Senac, …

L’amour n’est pas absent des livres de mars. Il inspire deux autrices : Christine ORBAN Est-ce que tu danses la nuit, chez Albin Michel dérange avec un amour « déplacé » et Colombe SCHNECK Nuit d’été à Brooklyn, chez Stock, pose cette question toujours d’actualité : « Pourquoi ne pouvons nous pas nous aimer les uns les autres ? »

Je ne peux pas parler de tous les livres de mars, mais je leur souhaite à tous de trouver leur public et le succès.

L’édition et les auteurs ne sortent pas non plus indemnes de ces mois de confinement, la publication de 5300 livres a déjà été reportée (l’Obs n°2897 du 14/05/2020). Alors lisons et parlons de nos coups de cœur, partageons notre plaisir de lire …

Je vous souhaite un bel été et de belles lectures des livres de mars et des autres …

Nathalie

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